dimanche 7 décembre 2014

Une semaine, un poème #5

Hey,
Je vous retrouve en ce joyeux Dimanche pour le rendez vous poétique. Je rappelle le principe, chaque semaine vous avez droit à un nouveau poème !



Le poème de cette semaine provient d'un livre de poésie qui appartient à ma prof de littérature. Elle nous a demandé jeudi dernier de choisir un poème parmi ses nombreux livre qu'on devra lire devant toute la classe. Et j'ai choisi celui-là parce qu'il sonne très bien. 

Comme si dans la nuit, il y avait l'éloignement du ciel et de la terre du jour dans le ciel. 
Comme si la nuit, que je regarde le ciel ou la terre, j'avais toujours devant les yeux le ciel et la terre. 
Comme si  la  nuit, quand je regarde le ciel, j'avais aussi la terre devant les yeux, comme si celle du jour s'éloignait très loin dans le ciel.
Comme si la nuit, quand je regarde la terre, j'avais aussi le ciel devant les yeux, comme si celui du jour s'approchait très prés sur la terre.
Comme si la nuit je pouvais lever les yeux vers le ciel et en même  temps sur la terre au dessus de ma tête.
Comme si la nuit je pouvais baisser les yeux vers la terre et en même temps sur le ciel en dessous  de mes pieds. 
Comme si la nuit quand je lève mes yeux c'était comme si je les baissais vers la terre. 
Comme si j'avais devant moi toujours les mêmes images.

Les yeux suite sans fin, Jean-Luc Parant, 2014.

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