dimanche 28 décembre 2014

Une semaine, un poème #8

Salut,
Je vous retrouve pour le rende-vous du Dimanche habituel. Je rappelle rapidement le principe : chaque semaine, je partage un nouveau poème.



Le poème que je vous partage aujourd'hui m'a profondément touché et a été écrit par un auteur que j'adore : Paul Eluard. Ce poème provient du seul et unique recueil de poésie que j'ai lu. Je vous conseille vivement d'en lire un au moins une fois dans votre vie parce que c'est magique ce qu'on peut faire avec des mots. 

Le plus jeune 

Au plafond de la libellule
Un enfant fou s'est pendu
Fixement regarde l'herbe
Confiant lève les yeux
Le brouillard se lèche comme un chat
Qui se dépouille de ses rêves
 L'enfant sait que le monde commence à peine : 
Tout est transparent
C'est la lune qui est au centre de la terre
c'est la verdure qui couvre le ciel
Et c'est dans les yeux de l'enfant 
Dans ces yeux sombres et profonds
Comme les nuits blanches
Que naît la lumière.

Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926


2 commentaires:

  1. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai souvent du mal à comprendre la poésie... On dirait que j'essaie tellement de comprendre le deuxième sens que ça me gâche tout le plaisir :/ Néanmoins, il m'est arrivé de lire de magnifiques poèmes ET d'en saisir le sens, alors je devrais peut-être essayer de lire un recueil comme tu dis !
    Bref, je t'ai taguée pour un tag de Noël, même si on commence à en être loin...
    http://www.afdmlitteraturejeunesse.blogspot.ca/2014/12/tag-les-livres-fetent-noel.html

    RépondreSupprimer
  2. Personellement j'essai pas toujours de comprendre, je pars du principe que si l'on cherche trop on en perd toute la magie. J'en doute pas ;).
    C'est gentil, merci, mais je suis pas trop dans l'esprit de noel puisque je ne le fête pas. Bonne fêtes a toi.

    RépondreSupprimer