dimanche 18 janvier 2015

Une semaine, un poème #11

Salut,
J'espère que vous allez bien, je vous retrouve comme d'habitude pour le rendez vous du dimanche. C'est un peu le seul article que j'écris depuis deux semaine et pour cause je suis toujours dans la lecture de My true love gave to me que j'aime beaucoup mais j'ai besoin de temps pour le lire car il est en anglais.
Ceci étant dit passons à ce qui nous intéresse aujourd'hui : le poème de la semaine.



C'est un poème qui est très connu d'après ma prof de littérature néanmoins je le connaissais pas, et je l'aime beaucoup.  C'est pourquoi je vous le partage aujourd'hui au cas ou vous aussi vous ne le connaissez pas.

Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé 
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913.

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    Les mots répétés sont des mots morts,
    la poésie se pratique à grand coup de sentiments.
    Nous ne sommes que des feuilles portées par le vent,
    et parfois l'espace d'un instant, une étincelle inspire et donne un peu de vie à l'aide de quelques modifications.

    Cordialement

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