dimanche 8 décembre 2024

Je suis en fauteuil roulant

En 2022, j’ai été diagnostiqué d’une maladie neurologique. Et deux ans plus tard, j’ai accepté d’être en fauteuil roulant. Au départ je ne voulais pas parce que j’avais peur du regard des gens et de tous les aspects négatifs d’en avoir un. Depuis 2022, j’étais porteuse d’un handicap qui n’était visible que si je décidais de le montrer, que je pouvais encore cacher. Mais être en fauteuil roulant, c’était révéler mon handicap. Je l’avais déjà accepté au fond de moi mais je n’étais pas prête à l’accepter devant tout le monde.

Puis j’ai compris qu’avoir un fauteuil roulant c’était m’aider moi même. C’était me permettre de refaire des choses que je ne pouvais plus faire, des choses simples comme sortir acheter une paire de chaussures ou de me déplacer chez moi sans demander de l’aide à quelqu’un. Et des choses plus chouettes, comme aller au restaurant ou au cinéma. Des choses qui me manquaient sans que je m’en rende compte.

J’ai enfin compris qu’avoir un fauteuil roulant ce n’était pas une honte, que je n’avais pas besoin de le cacher. Certes, il y a des personnes qui te voient différemment dès qu’ils découvrent le handicap. Je me suis rendu compte que je ne voulais plus de ces personnes dans ma vie. Je ne veux plus me cacher.

Je m’accepte telle que je suis et si tu ne fais pas la même chose c’est ton problème, pas le mien. Aujourd’hui, je suis plus heureuse depuis que j’ai un fauteuil roulant. Je suis redevenue moi-même, et ça me fait le plus grand bien.

J’écris cet article pour tous ceux qui n'osent pas se montrer comme ils sont, qui ont honte de leur corps ou de leur passion. Cessez d’avoir peur du regard des gens parce que quoi qu’il arrive, ils vous jugeront alors autant que ce soit pour ce que vous êtes réellement.

jeudi 21 novembre 2024

Broken heart tome 1 : Nos âmes égarées de Myrtille Lalau

 


J’ai gagné ce roman lors d’un concours auquel j’ai participé un peu au hasard mais l’intrigue et la quatrième de couverture m’attirait. Ce roman raconte l’histoire de Josh, un père de deux enfants qui ne s’est pas totalement remis de la mort de sa femme. Il va faire la rencontre bouleversante de Mary, une femme très anxieuse et pleine d’angoisses. Il faut savoir qu’habituellement je ne lis pas ce genre d’histoire. Mais c’est aussi pour ça qu’elle m’attirait.

J’ai aimé cette intrigue parce que c’est très simple et ça suffit amplement. C’est une romance mais qui s’éloigne des stéréotypes parce qu’elle est ancrée dans la réalité. Ce n’est pas l’histoire d’un patron riche et sexy avec son employé, ou un ennemis to lovers qui nous fait rêver. Non c’est l’histoire d’un veuf qui réalise qu’il peut de nouveau aimer lorsqu’il rencontre une femme fragile et terriblement humaine. 

Josh et Mary ne sont pas des personnages qu’on adore ou qu’on aime pas. Ils paraissent tellement humains, tellement vrais, qu’on peut difficilement se faire une opinion sur eux. Quant aux personnages qui gravitent autour de Josh, je n’ai absolument rien à dire. Malheureusement, j’aurais aimé en apprendre plus sur la vie de Mary. Il est évident qu’elle a vécu des choses douloureuse mais elles ne sont que vite fait mentionnés et c’est dommage.

Bien que ce roman traite du deuil, je n’ai pas du tout été ému ou même touché. Je dois même avoué que j’étais presque agacé lorsque Josh s’exprimait sur la mort de sa femme. L’histoire n’était pas surprenante non plus, au contraire elle était prévisible mais ce n’était pas un problème. En revanche la fin était pour moi problématique. J’ai dévoré ma lecture sans comprendre que j’étais arrivé à la fin. Elle était trop rapide, trop brusque et elle ne m’a pas donné envie de lire la suite.

En conclusion, ce roman était plutôt addictif et criant de vérité mais je n’ai pas été emporté par cette histoire et j’ai détesté la fin.

Ma note : 13/20

jeudi 7 novembre 2024

Comme deux frères d'Emmanuelle Rey

 


Je ne fais pas de chronique sur tous les livres que je lis mais j’ai envie de le faire pour ce roman. L’intrigue est simple : Zach, un collégien de troisième, vit depuis longtemps avec l’absence de son frère, disparu quand il était petit. Il est contraint de vivre chez sa tante durant quelques mois, la-bas il rencontre un jeune garçon en qui il reconnait son frère disparu. J’ai complètement adoré l’intrigue. 

J’ai aimé la narration de Zach, il a 14/15 ans et ça se sent parce qu’il parle tout à fait comme un garçon de son âge. C’est fluide, ça se lit bien, ça se lit vite. L’autrice nous dépeint très bien les émotions du personnage et c’est totalement crédible. On a aussi le point de vue de l’autre garçon qui nous fait ressentir ce qu’il ressent. On est vraiment immergés dans la tête de ces personnages et ça fonctionne très bien.

L’histoire est courte et intense. On est Zach qui a vécu la disparition de son frère. Ce n’est pas un deuil, c’est pire parce qu’il ignore s’il est en vie ou pas, s’il va le revoir un jour ou pas. Et il a désespérément envie que ce jeune garçon soit son frère mais l’est-il ? 

Ce roman est plutôt émouvant, et il se lit avec une facilité déconcertante. Très vite, on arrive à la fin. Et c’est mon gros point négatif : elle est si rapide que je n’ai pas compris à ma première lecture. J’ai dû revenir en arrière pour comprendre. En plus d’être rapide, la fin est brutale. Et c’est franchement dommage.

Note : 16/20

vendredi 9 août 2024

J'ai écrit un livre !

 Coucou, 

Je n'écris que ponctuellement sur ce blog, mais il faut absolument que je vous annonce que j'ai écrit un roman, que je l'ai publié et qu'il est disponible partout !



Vous pouvez l'acheter sous format numérique pour le lire sur votre liseuse, tablette et téléphone. Le prix pendant cette semaine UNIQUEMENT est à 1.99€ alors profitez-en !

Si vous êtes un lecteur plus traditionnel qui préfère le papier, pas de soucis ! Il est disponible également sous format poche dans vos librairies préférés. Si vous vous rendez en magasin, allez parler à votre libraire et commander le !

Mais il parle de quoi ton livre ?

En manque d'amour et de reconnaissance, Adam, un jeune homme solitaire et perturbé, enlève celle qu'il pense être son âme-soeur, la seule personne capable de panser ses blessures du passé. Il vacille ensuite entre obsession et culpabilité.

Anna, lycéenne ordinaire, se retrouve à la merci d'un homme, enfermée, dans un château qui n'a de magique que le nom. Elle décide de chercher à comprendre la psychologie de son agresseur, afin de fuir, mais finit par éprouver des sentiments qui hier encore n'existaient pas.

Cette courte réécriture de La Belle et la Bête, nous raconte à quel point l'homme peut parfois être inhumain quand il pense être un monstre.

Tu l' as lu ? Tu veux donner ton avis ? Tu peux donner ton avis sur le site où tu l'a acheté, mais aussi sur Livraddict ou Babelio. Tu veux en parler avec moi ? Tu peux laisser un commentaire ou me contacter sur mon instagram.

mardi 26 mars 2024

J'ai 25 ans et je n'ai jamais été en couple

 Il faut savoir que de mes 8 ans à mes 16 ans, chaque année je me disais amoureuse d’un nouveau garçon. Il ne se passait absolument rien avec ce garçon, la plupart du temps il n’était même pas au courant. J’aimais être amoureuse en secret, même à mes copines je ne disais rien, seule ma sœur était au courant. Mais quand je suis entré au lycée, j’ai brusquement cessé de craquer pour le premier venu, je ne sais pas tellement pourquoi. Je me suis juste complètement désintéressé. A cette même période, j’ai lu un roman qui disait qu’il y avait deux types de fille : celles qui avaient leur première histoire au lycée et celle qui l’avaient à la fac. Je me suis tout de suite placé dans la deuxième catégorie. Franchement les mecs étaient ma dernière préoccupation, le plus important à l’époque, c’était le bac.


Quand je l’ai obtenu, je suis partie à la fac dans une autre ville et là j’ai hyper mal vécu mon célibat. En fait, ce n'était pas vraiment le célibat que je vivais mal, c’était le fait de n’avoir jamais rien connu. Je ne comprenais pas pourquoi ça arrivait à plein de filles de mon âge et pas à moi. Je me demandais sans cesse ce que j’avais en moins ou en trop pour que je sois encore célibataire. Mais le truc c’est que je n’avais pas juste envie de me mettre en couple, j’avais envie de vivre une véritable histoire avec un mec bien. Avoir un copain pour ensuite avoir un ex, très peu pour moi.


J’ai continué puis fini mes études. J’ai même travaillé (en alternance) mais niveau garçon rien n’a changé. Aujourd'hui j’ai  25 ans et je n’ai jamais été en couple alors que mes proches sont mariés avec enfant ou enfant à naître et je le vis super bien. Il y a pas très longtemps j’étais sur un site de rencontre, et je parlais avec des mecs. Et à chaque fois qu'arrivait le moment où je disais que je n’avais jamais été en couple, on me demandait pourquoi. Sur le moment c’était une question qui m’angoissait mais finalement j’ai réalisé que c’était une question stupide. Personne ne demande à quelqu’un pourquoi il est en couple (ou marié) alors pourquoi poser la question aux célibataires ? 


C’est comme si on faisait culpabiliser les gens de ne pas être en couple, comme si on devait se sentir mal, être honteux ou quoi. Mais je vais vous le dire, moi je le vis bien et je n’ai pas honte. J’ai passé quelques années à le vivre mal et à angoisser mais cette période est révolue. Et oui, j’ai 25 ans (bientôt 26) et je n’ai jamais été en couple mais je ne vois pas en quoi c’est un problème. Je suis heureuse alors on s’en fout non ?


vendredi 16 février 2024

Pourquoi j'aime écrire ?

J’écris depuis que je suis toute petite, je dirais approximativement depuis mes 13 ans. J’aime écrire d’abord pour moi avant tout. J’écris des pages de journal intime, des lettres pour mon futur moi parce que j’ai besoin de poser des mots sur ce que je ressens, sur mes émotions positives mais surtout sur mes émotions négatives. Parfois je suis en colère ou triste et j’ai le sentiment que personne ne pourra me comprendre parce qu’ils ne sont pas à ma place. Alors au lieu de parler à quelqu'un, j’écris à moi-même parce qu’il n’y a personne qui pourra me comprendre mieux que moi. J’écris souvent à mon futur parce que je sais qu’elle aura surmonté les épreuves que je vis, et que quand elle me relira elle se souviendra et elle se dira qu’elle a réussi à passer au-delà. 

Et puis juste écrire ça m’apaise, admettre mes émotions ça m’apaise. J’écris aussi à des personnes de mon entourage sans envoyer ces messages et je me sens mieux. Je sais qu’ils ne les liront pas mais moi je les ai  écrits alors je les ai sortis de moi. J’ai fini de ruminer sur ce que j’aurais dû dire et on ne sait jamais, peut-être qu’un jour je finirais par les envoyer ces messages. Ou peut-être pas.

Mais en plus d’écrire sur ma vie, sur mon ressenti, j’écris de la fiction. J’ai écrit une quantité énorme d’histoires, de nouvelles, de textes en tout genre. J’ai même écrit un livre que j’ai imprimé pour mon plaisir personnel et que j’ai vendu à des proches. Pourquoi j’aime écrire de la fiction ? 

C’est parce que j’aime les histoires. J’aime les lire, les regarder et les inventer. Mais je ne passe pas toujours par l’écriture. Il y a des histoires qui naissent, vivent et meurent uniquement dans ma tête. Et il y’en a d’autres que j’ai besoin d’écrire parce que je n’ai pas envie de les oublier, de les perdre. Je sais qu’un jour, j’aurais envie de les relire voire même de les faire lire.

Parfois j’ai envie que ces histoires soit seulement pour moi mais parfois j’ai envie de les partager. J’ai envie qu’elles existent en dehors de moi, qu’elles ne soient pas seulement mes histoires mais des histoires. J’ai envie que des lecteurs prennent autant de plaisir à les lire que moi j’en ai eu à les écrire.

Je crois que je n’ai pas vraiment répondu à la question. En fait, j’aime écrire pour la même raison que j’aime lire. J’aime écrire parce que ça me permet de m’évader, de rêver, de devenir quelqu’un d’autre, de vivre une autre vie. Et si ça peut permettre à d’autres personnes de vivre la même chose en lisant mes écrits alors c’est que du bonus.

dimanche 17 décembre 2023

Tous nos rêves ordinaires de Elodie Chan

 


Je n’avais jamais entendu parler de ce livre mais quand je l’ai vu aux éditions masse critique, j’ai été tout de suite attiré par le titre. Alors j’ai tenté de gagner ce livre et j’ai été sélectionnée. Alors avant de commencer véritablement ma chronique, je tenais à remercier Babelio et les éditions Sarbacane. 

Quand j’ai commencé ma lecture, je ne savais pas quelle était l’intrigue de ce roman, j’avais beau relire la quatrième de couverture, je ne savais pas de quoi allait parler ce livre. En fait, il n'y a pas vraiment d’intrigue selon ma propre définition. Pour moi, une intrigue laisse en suspens quelques questions qui trouveront leur réponse dans le roman. Ici on n’a pas vraiment de question, on sait simplement que l’on va suivre une bande d’adolescents durant un été. Le manque d’intrigue m’a dérangée parce que durant toute ma lecture, je ne savais pas où on allait.

Mais j’ai aimé suivre le quotidien de nos personnages. Il y en a minimum cinq que l’on suit, et si j’avoue ne pas avoir accroché avec l’un d’entre eux, j’ai aimé suivre la pluralité de ces personnages. Ils sont tous différents vraiment et le fait qu’ils soient nombreux c’est un vrai point positif.

Le plus gros point positif du livre c’est l’écriture. Parfois c’est écrit comme un roman, parfois c’est écrit comme de la poésie. Le style d’écriture est particulier, atypique et sensuel. La lecture devient fluide et les pages s’enchaînent. J’irais pas jusqu’à dire que ce roman est addictif mais il se lit bien et vite.

Pour conclure, je n’ai pas vraiment saisi le sens du roman. Je suis resté détaché aux personnages, aux histoires durant toute ma lecture et je l’oublierai bien vite.

Note : 12/20